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La Musique est à vous


Interview de présentation

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2024

18/05

Nous sommes en 1747. Jean-Sébastien Bach aimerait bien rendre visite à son deuxième fils Carl-Philipp Emmanuel solidement installé à la cour du Roi de Prusse. Et il en profiterait pour voir le dernier né de ses petit-fils Johann Augustus né en septembre 1745. Le Roi de Prusse le reçoit en grande pompe et il est ébloui par la maestria du "vieux Bach" comme on disait alors. Il lui soumet un thème que Bach triturera dans tous les sens pour en faire l'un de ses derniers chefs d'œuvre : l'Offrande Musicale.

04/05

Aujourd’hui nous nous intéresserons aux emprunts que le monde de la variété, au sens large, fait à la musique dite classique. Comme vous le savez un emprunt peut être avec ou sans intérêt, d’où le titre de l’émission ! Mes excuses, par avance, aux puristes qui sauteront au plafond en entendant le sort réservé à certaines de leurs musiques favorites... mais quand cela est fait avec art on ne peut que s'incliner.

20/04

Le Lac des Cygnes est au programme du Quattro à Gap en cette année 2024, interprété par une troupe de Moldavie, et il m’a paru intéressant de revenir sur cette œuvre célébrissime. C’est un coup d’essai et un coup de maître pour Tchaikowski qui réalise là son premier ballet. C’est une commande du grand théâtre de Moscou. Le ballet est créé début 1877 dans une version trafiquée, où l’on remplaça certains morceaux par d’autres, plus à la mode. Il faudra attendre 1895, soit 2 ans après la mort de Tchaikowski, pour avoir, grâce à Marius Petipa, la version authentique.

06/04

Une fois n’est pas coutume nous allons entendre une œuvre in extenso dans cette émission : la monumentale symphonie alpestre de Richard Strauss créée en 1915, et qui clôture sa série de poèmes symphoniques commencée avec Aus Italien en 1886. Les plus célèbres étant Till l’espiègle de 1895, Ainsi parla Zarathoustra de 1896 et une Vie de Héros œuvre de 1899. On le sait, Strauss fut très influencé par Nietzsche, dont le panthéisme et, disons-le, l’anti-christianisme n’en fait pas le bienvenu sur notre chaîne ! Du reste, cette symphonie faillit s’appeler l’Antechrist du nom d’un ouvrage de Nietzsche. Mais ce qui nous importe avant tout c’est la musique et celle de Strauss, au fond, peut s’écouter en dehors de toutes considérations extérieures.

16/03

On appelle "The big five" les cinq premiers longs métrages de Disney. Je n'hésiterai pas à dire que ce sont les meilleurs; ils vont de Blanche-Neige (1938) à Bambi (1942). En plein milieu, Fantasia, qui est une sorte d'OVNI, un film musical où la musique joue un rôle central et structurant. Elle avait déjà de l'importance dans ses dessins animés "normaux", engloutissant souvent la moitié du budget ! Mais là on a affaire à un film hors normes que nous vous détaillons en précisant les différences entre les morceaux originaux et leur traitement par Disney.

02/03

Les chants d’oiseaux ont toujours fasciné, et particulièrement les compositeurs. Unique espèce, à part nous, pouvant vocaliser, créer des mélodies, de la plus simple à la plus complexe. Ils sont comme nous : ils chantent l’amour... mais aussi pour avertir les éventuels intrus de ne pas empiéter sur leur territoire ! Nous allons explorer l’histoire de la musique à la recherche d'œuvres influencées par les oiseaux en partant du XVIème siècle (Janequin) jusqu'au XXIème (Pécou).

17/02

Je vous propose une émission autour de notre grand poète national Jean de la Fontaine qui nous rappelle à tous des souvenirs d’école émus. Il a été mis en musique par quelques compositeurs. Certains sont connus : Offenbach, Gounod, d’autres moins : Charles Lecocq, l’auteur de la fille de Madame Angot; André Caplet, un contemporain de Debussy qui laissa de la fort belle musique; ou encore Marcelle de Manziarly, une compositrice qui vécut au XXème siècle et dont la musique vaut le détour également.

03/02

C’est la cinquantième émission de « La musique est à vous » - comme le temps passe - et je vous propose un programme autour du chiffre 50. Une fois n'est pas coutume, voici le programme complet : Romance op.50 de Beethoven, Pavane op.50 de Fauré, extrait de la cantate Rinaldo op.50 de Brahms, Trio op.50 de Tchaikowski, Suite Jazz op.50b de Chostakovitch, Quatuor op.50 n°5 de Haydn, Bastien et Bastienne K50 de Mozart, Mazurka de Chopin op.50 et Romance op50 n°1 de Reger.

20/01

Nous fêtons cette année le bicentenaire de la naissance d'Anton Bruckner (1824-1896). C'est l'occasion de revenir sur la vie - finalement peu connue - et l'œuvre de celui que Liszt appelait «le Ménestrel de Dieu». Rarement un compositeur eut une telle foi en Dieu mais aussi une telle vie de solitude. Nous en profiterons pour entendre des extraits de ses principaux chefs-d'œuvre.

06/01

Notre première émission de l'année 2024 est consacrée au fameux concert du nouvel an à la Philharmonie de Vienne retransmis à la télévision dans une centaine de pays. Cette vénérable institution est née pendant la deuxième guerre sous l'impulsion de Clemens Krauss. Ce concert fut donné tous les ans depuis 1940 et nous allons faire un petit tour d'horizon des plus prestigieux chefs qui se sont succédés, de Willi Boskovsky à Christian Thielmann, en passant par Lorin Maazel, Zubin Mehta, Herbert von Karajan et autres Riccardo Muti... sans oublier notre seul représentant national : Georges Prêtre.

2023

02/12

« Escales » est une œuvre de Jacques Ibert créée le 6 janvier 1924 – donc il y a presque cent ans – par l’orchestre des concerts Lamoureux. Avec elle j'en profite pour faire découvrir, ou re-découvrir, ce compositeur attachant né en 1890 et mort en 1962. S'il a toujours vécu à Paris il est de par ses origines fortement marqué par l'Espagne et cela se sent dans « Escales » qui nous fait voyager de l'Italie à l'Espagne en passant par la Tunisie. D'autres œuvres de lui viendront compléter le programme.

18/11

Aujourd’hui une émission consacrée à Frédéric Chopin que son ami Liszt surnommait « Monsieur la bémol » en raison de la prédilection du compositeur polonais pour cette tonalité. Du reste, Liszt aussi l’aimait beaucoup, c’est la tonalité de son fameux « Rêve d’amour » par exemple. Aussi ce sera notre fil rouge et toutes les œuvres de Chopin, que nous entendrons par ordre chronologique, seront dans cette tonalité chaude et enveloppante.

28/10

C’est en 1785 que Schiller compose sa célèbre Ode à la joie. Il a 26 ans, Beethoven 15. Le compositeur découvre, émerveillé, le texte de l’ode à 21 ans en 1792. Je rappelle que sa IXème symphonie, dont le final est basé sur ce texte, a été créée en 1824 ! La manière de composer de Beethoven est souvent comparée à un processus de rumination mais là on atteint un record. Pendant une trentaine d'années il aura ce texte en tête et cette mélodie simplissime qui lui est associée. Ré-écoutons et analysons cette œuvre célèbre.

14/10

"Prima la musica" ou "Prima les parole" : une question que l'on se pose depuis que la musique est chantée ! Richard Strauss en a fait un opéra : "Capriccio" créé en 1942. Il y a un précédent : le "Prima la musica e poi le parole" opéra de Salieri créé en 1786 en même temps que le "Schauspieldirektor" de Mozart. Spectacle surréaliste que ce badinage de salon créé à Munich un an avant la destruction de la salle par les bombardements ! Je vous propose un petit résumé de cet opéra en 1 acte et 13 scènes.

30/09

Une émission consacrée à la dernière année d’un compositeur, et non des moindres puisqu’il s’agit de Wolfgang-Amadeus Mozart. C’est aussi un hommage à un livre et à son auteur : le grand musicologue américain Howard Chandler Robbins Landon, né en 1926 et mort en 2009 chez nous, en France, où il s’était établi à partir de 1984. Grand spécialiste de Haydn il a écrit un livre, sorti en 1988, intitulé « 1791 la dernière année de Mozart » et traduit chez Lattès. Passionnément, nous suivons pas à pas le grand génie dans cette année ultime qui semble, ironiquement, celle du renouveau.

09/09

Nous fêtons cette année le 150ème anniversaire de la naissance de Max Reger, compositeur né le 19 mars 1873 à Brand (près de Bayreuth) et mort à Leipzig, le 11 mai 1916. L’œuvre que nous allons écouter, et étudier, sont ses Variations sur un thème de Mozart opus 132. Elle appartient à sa dernière manière, qui est un retour à une relative simplicité, après des œuvres d’une complexité et d’un hermétisme parfois effrayants. Ici pas d’excuse et on ne comprend pas pourquoi ce compositeur n’est pas plus joué et diffusé en France. De plus, aucun ouvrage conséquent sur lui n’est disponible dans notre langue. Nous n’avions rien eu non plus en 2016 pour le centenaire de sa mort. Il ne nous reste donc plus qu’à patienter jusqu’en 2066...ou 2073 !

24/06

Pour la dernière émission de la saison je vous propose le récital que j'ai donné à l'occasion de la fête de la musique. Pour rappel les Schubertiades étaient ces réunions dans la Vienne du début du XIXème siècle où se retrouvaient poètes, peintres, musiciens... on y refaisait le monde et - comme le dit malicieusement Brigitte Massin - les femmes n'étaient pas toutes des vertus imprenables (n'oublions pas que Schubert est mort de la syphilis !). Notre ami Franz en profitait pour tester ses nouvelles œuvres et jouait de la musique de danse. Au programme : 5 Valses sentimentales, 2 Klavierstücke, 11 Ecossaises, L'Impromptu en si bémol, 6 Laëndler et l'Impromptu en sol bémol.

10/06

Le cas du Trio opus 8 de Brahms est très intéressant car il publie l’œuvre en 1854, à 21 ans, d’où son numéro d’opus peu élevé (photo 1). Puis, insatisfait, il le remanie et en publie la version définitive en 1891, soit 37 ans plus tard (photo 2). Par contre, le numéro d’opus, lui, n’a pas bougé. La première version est déjà magnifique et cela en dit long sur le perfectionnisme de l’auteur. C’est aussi une magistrale leçon de composition. Je vous propose de passer en revue les principales différences entre les deux versions.

27/05

L’émission d’aujourd’hui est un hommage à un livre... et à son auteur. Il y a cinquante ans tout juste, en 1973, paraissait « À la découverte de la musique », en 2 volumes, de Jean-Jacques Rapin. Il joua un grand rôle dans ma passion pour la musique, comme, je suppose, à l'époque, pour des milliers d’autres adolescents de mon acabit. Très pédagogique, sans jargon, il explore cet univers somme toute complexe dans un langage simple mais clair, avec une multitude d’exemples musicaux habilement manuscrits. Pour moi, ce fut comme percer le mystère de tous ces hiéroglyphes, à l’instar de Champollion.

13/05

Chef d'œuvre cinématographique et musical, «Les Parapluies de Cherbourg» est un film dont on ne se lasse jamais. Il en a fallu de la ténacité à nos deux compères, Jacques Demy et Michel Legrand, pour l'imposer à des producteurs qui n'en voulaient pas... certains même s'endormant pendant que Legrand leur chantait la partition ! Je vous propose un retour sur les coulisses de la création du film avec de larges extraits. Préparez vos mouchoirs !

29/04

Nous sommes le 16 novembre 1913 au Théâtre du Châtelet, à Paris. Le chef d’orchestre et compositeur Gabriel Pierné lève sa baguette. Les premières notes d’une cantate intitulée « Faust et Hélène » vont résonner. Ce qu’on entend a stupéfait le jury du Grand prix de Rome cette année-là. La récipiendaire est une jeune fille d’à peine vingt ans : Lili Boulanger. Retour sur la vie - hélas trop courte - et l'œuvre de cet ange descendu du ciel, qui fut la première femme à obtenir le fameux prix. On a envie de réitérer la fameuse phrase de Schumann découvrant la musique de Chopin : « Chapeau bas, messieurs, un génie ! »

15/04

Il voulait être un grand chef d'orchestre... il ne fut «que» musicien de cinéma. Je vous propose aujourd'hui une émission sur Bernard Herrmann : un homme au caractère difficile qui rompit avec nombre d'amis, se maria trois fois... tout en composant de la musique géniale. Des premières œuvres pour la radio jusqu'à «Taxi driver» sa musique nous frappe par son pouvoir de conviction et sa sincérité absolue. Il a grandement contribué aux succès d'Hitchcock, ce qui a pu agacer quelque peu l'orgueilleux metteur en scène...

01/04

Une fois n’est pas coutume je vous parlerai aujourd’hui d’une compositrice, bien méconnue aujourd’hui, mais qui mérite d’être redécouverte. Il s’agit de Marie Joulet, née Marie Blanc le 18 novembre 1908 à Beaune, en Côte d’Or, et morte à seulement 31 ans à Paris. Découverte par Maurice Emmanuel (l'auteur de la Sonatine Bourguignonne) elle monte à Paris, où elle rencontre les plus grands musiciens. Son œuvre n'est pas très importante quantitativement mais mérite le détour. Je vous invite à faire sa (re)découverte...

18/03

La fondation en 1907 des Ballets Russes par Serge de Diaghilev est une date majeure dans l’histoire de la musique. En effet, il n’eut de cesse, tout au long de sa vie, de commander des ballets aux plus grands compositeurs de son temps : Satie, Debussy, Ravel, Prokoviev, de Falla, Poulenc, Roussel... sans oublier bien sûr Stravinsky. Il lui commande en 1909 l’Oiseau de Feu et c’est un triomphe. En 1913 ce sera le scandale du Sacre du Printemps qui a tant fait pour sa gloire. Entre les deux un autre chef d’œuvre : Petrouchka, scènes burlesques en 4 tableaux.

04/03

Petit à petit, insensiblement, la bande dessinée est passée du stade de divertissement infantile à celui de 9ème art. Il ne nous appartient pas ici d’en juger le bien-fondé, mais on doit constater que l’un des principaux artisans de ce phénomène s’appelle Georges Remi ou plus exactement Hergé, puisque c’est sous ce pseudonyme qu’il a signé ses œuvres. Il est décédé il y a tout juste quarante ans, le 3 mars 1983. La musique est étonnamment présente dans ses albums et nous allons voir ça de plus près...

18/02

Dans ma première vie de professeur de musique l’une de mes œuvres préférées, pédagogiquement s’entend, était le « Young person’s guide to the orchestra » de Benjamin Britten. Il l’a composée en 1945 dans le but de présenter l’orchestre à des jeunes. Elle figure sur le podium des meilleurs œuvres pour l’éducation musicale de nos chères têtes blondes, avec le «Carnaval des animaux» de Saint-Saëns ainsi que «Pierre et le loup» de Prokoviev. Simple de présentation mais très fouillée musicalement cette œuvre est idéale pour présenter l’orchestre symphonique.

04/02

Dans la production de Beethoven figurent d’immortels chefs d’œuvres, connus de tous, mais il y a également des œuvres, très peu connues, qui résultent de commandes parfois un peu surprenantes, mais financièrement intéressantes... ce qu’on appelle, un peu dédaigneusement parfois, de la « musique alimentaire ». Les danses de Mozart ou de Haydn pour les bals de Vienne en sont un bon exemple. C’est dans ce cadre, d’une musique populaire facile d’accès, qu’il nous faut parler des relations entre Beethoven et l’éditeur écossais George Thomson, basé à Edimbourg. Leur premier contact remonte au mois de juillet 1803 et continuera jusqu'en 1819. Beethoven lui enverra plus d'une centaine d'arrangements d'airs écossais ainsi que des variations pour flûte et piano.

21/01

À chaque année son lot de commémorations et pour cette année il ne faudra pas manquer le bicentenaire d’Édouard Lalo, né le 27 janvier 1823. À une semaine près on tombait pile ! Lorsqu’on évoque le romantisme musical il faut reconnaître que les Allemands tirent souvent la couverture à eux, non sans raison. Mais n’oublions pas notre belle école française avec, entre autres, Georges Bizet, Charles Gounod, Camille Saint-Saëns, Félicien David et donc Édouard Lalo. Petit tour d'horizon de ce compositeur fier et indépendant.

07/01

Quoi de plus naturel, pour cette première émission de 2023, que de vous proposer un bouquet de valses à l’instar de ces fameux concerts du nouvel an à Vienne ? Un programme exclusivement romantique avec des œuvres de Schubert, Chopin, Brahms, Tchaikowsky... entre autres.

2022

25/12

Le titre de l’émission est emprunté à une œuvre du grand organiste et compositeur Marcel Dupré qui écrivit «Variations sur un Noël» au début des années 1920. Nous consacrerons une bonne partie de cette émission à ce compositeur, avec en prime quelques Noëls de Balbastre et Daquin.

10/12

Lors de la première émission j’avais évoqué le cas singulier de Jean Sibelius, cessant de composer les trente dernières années de sa vie au grand dam de ses admirateurs. Il y a eu un cas similaire avant lui : Henri Duparc, compositeur français né en 1848 à Paris et mort en 1933 à Mont-de-Marsan à l’âge vénérable de 85 ans. Il bat même le record de Sibelius : il ne compose quasiment rien durant les 50 dernières années ! Je vous propose d’aller à la découverte, ou la re-découverte, de ce compositeur.

26/11

Je vous entretiens d’une forme musicale très répandue : la variation, ou plus exactement les variations car il est rare qu’il n’y en ait qu’une seule ! D’ailleurs c’est l’une des rares formes qui soit à la fois forme musicale et technique d’écriture. La sonate, par exemple, ou le rondo sont des formes musicales exclusivement. Petit voyage au cœur des variations avec quelques chefs d'œuvre de Bach, Brahms et Prokoviev... entre autres.

12/11

Devinette : quel rapport y a-t-il entre Olivier Messiaen, Jacques Brel et Mad Max ? Eh bien l’emploi, dans leur musique, d’un instrument qui connut son heure de gloire au siècle dernier : les Ondes Martenot. Le caporal Maurice Martenot est télégraphiste durant la 1ère guerre mondiale et le maniement de son poste lui donne l'idée d'un instrument qui utilise les ondes sonores. Ancêtre du synthétiseur ? Pas vraiment, si l'on en croit l'auteur et vous aurez la réponse en écoutant l'émission ! Tous mes remerciements à l'Office National du Film du Canada ainsi qu'à Caroline Martel pour son merveilleux documentaire "Le chant des ondes".

29/10

Je vous avais déjà proposé l’année dernière une émission intitulée « les moments magiques » et j’aimerais vous en proposer une deuxième sur le même thème : ces moments de pure poésie où l’on est subjugué, ému et totalement sous emprise.
Nous commencerons par Mozart l'incontournable et écouterons également des pages de Beethoven, Schumann, Richard Strauss, Ravel et Bernstein.

15/10

Pour le premier anniversaire de l'émission je vous propose l'une des plus célèbres œuvres composées pour un anniversaire : Siegfried-Idyll de Richard Wagner. Il fit une divine surprise à sa seconde épouse Cosima pour ses trente-trois ans : des musiciens se mirent à jouer tôt le matin, comme une aubade, dans les escaliers de la maison de Wagner, à deux pas de la chambre où Cosima dormait encore ! C'est la raison pour laquelle on appelle parfois cette œuvre «Treppen Musik» (musique de l'escalier).

01/10

Une émission consacrée à une formation qui m’est chère : le piano à 4 mains. Le titre provient du Rondo D.608 de Schubert avec son croisement de mains à la fin... Nous écouterons en outre les Variations de Brahms sur le dernier thème conçu par Schumann ainsi que la Sonate de Paul Hindemith. Le répertoire original du piano à 4 mains est déjà très riche mais si on lui ajoute les transcriptions il devient quasi-infini. Un exemple entre mille avec la Symphonie Pastorale de Beethoven...

17/09

L’un des objectifs de cette émission est de faire découvrir ou re-découvrir de grands compositeurs français. Aujourd’hui attardons-nous sur Florent Schmitt et son œuvre la plus connue : le Psaume 47, composé en Italie en 1904. Une œuvre puissante, grandiose, qui fait appel à un grand orchestre survitaminé, auquel se joint un choeur mixte et une voix de soprano. En complément de programme des extraits de la Semaine du Petit Elfe ferme l'œil pour piano à 4 mains.

03/09

Lors d’une précédente émission je vous avais promis de parler d’une œuvre qui m’est chère : la 4ème symphonie de Schumann en ré mineur opus 120... chose promise chose due ! Schumann était un pur génie, au point que sa raison fut affectée à la fin de sa vie : il mourra dans un asile d’aliénés après une tentative de suicide. Cela s’entend : sa musique est en constant déséquilibre, sa rythmique très particulière et très délicate à jouer avec ses temps forts qui se dérobent parfois sous nos pieds, c’est une musique haletante, comme en apnée...

25/06

Pour cette dernière émission de la saison un florilège de musiques en rapport avec l'été. Chaleur, orages, joie, tendresse : on trouvera tout cela dans ce programme éclectique qui va de Haydn à... Boby Lapointe.

21/06

Une émission spéciale consacrée à la fête de la musique. Comme nous fêtons cette année le quarantième anniversaire je me suis permis de faire un petit historique qui nous replongera dans les années 70-80 avec un hommage mérité à son inventeur aujourd'hui bien méconnu. Mais il appartient à Jack Lang et son équipe d'avoir réussi à imposer cette manifestation qui réunit tous les styles musicaux dans le même élan populaire.
Tous mes remerciements à l'institut Jean Jaurès pour ses précieux renseignements.

11/06

Cette émission tient de la gageure : retracer toute l’histoire de la musique occidentale en une émission de 57 minutes ! Du chant grégorien à Thierry Escaich passons en revue 15 siècles de musique. Une seule constante : le beau.

28/05

Lorsqu’on évoque la comédie musicale on pense immédiatement Etats-Unis, Broadway, West Side Story, La mélodie du bonheur, etc. On peine à imaginer qu’il puisse exister des comédies musicales soviétiques. Et pourtant c’est le cas ! Entre les années 30 et 60 elles firent le bonheur des aficionados, bien que très éloignées sur le plan scénique du modèle américain. Nous nous intéressons aujourd’hui à « Moscou, Cheryomushki » opérette de Chostakovitch, un compositeur on ne peut plus sérieux mais polyvalent comme on va le voir !

14/05

Une émission autour de l’œuvre qui est, pour moi, la plus belle page pour violon et orchestre : le Poème op.25 d’Ernest Chausson. L’occasion aussi de découvrir, ou re-découvrir, ce musicien subtil. Il est né en 1855 à Paris et mort en 1899 d'un stupide accident de vélo. Son œuvre n'est pas très importante quantitativement mais il a marqué les compositeurs français et belges venus après lui. On sent planer sur Chausson deux ombres tutélaires : Richard Wagner et César Franck.

30/04

Aujourd’hui une émission consacrée à un grand chef d’œuvre de la musique romantique : le 2ème concerto pour piano de Sergei Rachmaninov, le « Rach 2 » comme disent les spécialistes. Une autre œuvre - cinématographique celle-là - a beaucoup fait pour sa popularité : le film de David Lean intitulé « Brève rencontre », sorti en 1945 juste après la guerre et Palme d'Or à Cannes. Nous étudierons les deux œuvres en parallèle.

09/04

S'il est une forme qui traverse l’histoire de la musique avec une constance remarquable c’est le rondo. Elle le doit tout d’abord à sa simplicité. En fait un rondo c’est une succession de refrains et de couplets, comme dans la plupart des chansons. Les Français adorent cette forme, raison pour laquelle elle s’écrit tout d’abord Rondeau. Quand les Italiens l'emploieront on l’écrira avec un O final. Nous explorerons cette forme en procédant par ordre chronologique.

26/03

Une émission consacrée à l’un de nos plus grands compositeurs français j’ai nommé Arthur Honegger. En fait je devrais dire « suisse » car c’est sa vraie nationalité mais il a passé toute sa vie en France et nous l’avons pour ainsi dire adopté. Jean Cocteau l’a embauché dans son fameux Groupe des 6 mais, à vrai dire, la musique d’Honegger, qui plonge ses racines dans le grand répertoire germanique, est éloignée de celle de ses compagnons d’armes comme Francis Poulenc ou Darius Milhaud...

12/03

Depuis 4 siècles la musique occidentale est basée sur 2 modes seulement : le majeur et le mineur. On fait pâle figure à côté des quelques 70 modes du raga hindou, mais la simplicité d’une règle ne fait pas forcément la simplicité du jeu. C’est un peu comme les échecs : il faut 5 minutes pour apprendre la marche des pièces et toute une vie pour en explorer les possibilités... Explorons quelques œuvres qui mettent en lumière cette dualité majeur/mineur.

26/02

Emission spéciale Fauré avec principalement sa délicieuse œuvre intitulée «Masques et Bergamasques» qui nous plonge dans les Fêtes Galantes chères à Watteau et Verlaine. Nous n'oublierons pas non plus son contemporain Debussy qui a lui aussi traité, à sa manière, les mêmes thèmes.

12/02

Vous le savez peut-être la notation anglo-saxonne de la musique diffère de la nôtre. Ainsi on ne dit pas « do ré mi fa sol » etc. mais on emploie des lettres : A, B, C... jusqu'à H. Des compositeurs aussi différents que Bach, Schumann, Liszt, Brahms, Chostakovitch ou Boulez se sont amusés à glisser des signatures musicales dans leurs œuvres.

29/01

Un rien provocateur, Stravinsky a déclaré : « Je considère la musique, par son essence, impuissante à exprimer quoi que ce soit ». Certes, la musique n’est pas un langage conceptuel. On ne peut pas dire en musique « le ciel est bleu » ou bien « passe-moi le sel ». C’est le fameux concept de « musique pure » : la musique qui s’écoute pour elle-même, et qui n’exprime qu’elle-même. Pourtant, au XIXème siècle, un fort courant se dessine, sous l’impulsion de Berlioz : il s’agit de la « musique à programme », par opposition justement à la « musique pure ».

08/01

Si l’on ramenait toute une année en une seule journée nous serions en ce début janvier le matin, en train de prendre le petit déjeuner. Et quoi de mieux, en la circonstance, que de déguster quelques viennoiseries ? C’est ce que nous allons faire, comme le veux d’ailleurs la tradition avec le fameux concert du Nouvel An à Vienne.

2021

24/12

Une sélection de musiques ayant toutes un rapport avec Noël. Cela va des chants religieux à des extraits d'opéras en passant par... «Mon beau sapin» (évidemment !)

11/12

Le Romantisme musical nait avec Franz Schubert. Après lui Weber, Schumann, Chopin, Liszt, Verdi ou Wagner écriront les pages les plus flamboyantes de cette période extraordinaire. Mais c’est un jeune garçon timide, réservé, au physique ingrat, surnommé «petit champignon», qui leur a ouvert la voie.

27/11

Il y a deux grandes symphonies en sol mineur dans l’histoire de la musique. La première, vous la connaissez sûrement, c’est celle de Mozart ! Mais aujourd’hui je vais vous parler de l’autre. Elle est l’œuvre d’un compositeur français, amoureux de la mer, farouchement indépendant, qui mérite d’être (re)découvert.

13/11

Dans son ouvrage intitulé « Monsieur Croche anti-dilettante » Claude Debussy nous dit, à propos du mouvement lent du concerto pour violon en mi majeur de Jean-Sébastien Bach : « Cette musique est si belle qu’on ne sait pas comment se tenir pour se montrer digne de l’entendre ». Le temps semble s’arrêter. Une beauté suspendue presque irréelle. Ecoutons quelques moments magiques.

30/10

Le bouquet de six concertos pour piano que Mozart compose en 1784 est unique. Comme le dit si bien Olivier Messiaen : « Construire en un temps si court une si haute gerbe de fleurs diverses, cela tient du miracle ! Et le miracle, c’est que, pour Mozart, il n’y en avait pas... » Une plongée dans cette année 1784 en suivant le catalogue tenu par Mozart lui-même.

16/10

Pour cette première émission nous allons en Finlande, un pays où il ne fait pas très chaud, parsemé de lacs, de forêts et de roches granitiques. La musique de Sibelius que nous allons entendre donne cette impression de quelque chose de minéral, d’un seul bloc. Il s’agit de sa septième et dernière symphonie, en un seul mouvement, et non pas en trois ou quatre comme le veut la tradition. Elle est datée de 1924.


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