Re: L'actualité des médias
Envoyé par:
dofero (Adresse IP journalisée)
Date: 07/07/09 09:02
Je pense que l'on touche ici le coeur du problème en matière de critique musicale.
Personnellement, je suis très peu sensible aux critiques « unipersonnelles ».
En effet, dans la musique comme dans tout autre forme d'art, tout est très très subjectif. Du coup, faire passer son appréciation et sa sensibilité personnelle comme étant « une référence » me paraît hautement sujet à caution...
Sur mon site, dans la page consacré à Vivaldi, « j'égratigne » un peu l'interprétation des Quatre Saisons par Nigel Kennedy. Mais il ne s'agit là que de l'expression d'un sentiment tout à fait personnel. Bien qu'illustrant mon propos de manière concrète avec un extrait significatif de ce qui me « chiffonne », jamais, au grand jamais je n'éprouve la volonté de m'ériger en critique universel. D'ailleurs, à aucun moment je n'émets des doutes sur les qualités intrinsèques de cette interprète.
Cela me fait penser qu' il y a quelques années, j'écoutais volontiers la station classique de la RTBF. Ce qui était amusant c'est que pratiquement à la suite, et souvent sur les mêmes sorties discographiques, l'auditeur avait le droit à deux versions diamétralement opposées. Personnellement, je les avais surnommés les critiques de « Jean qui pleure, et Jean qui rit »...
J'ai d'ailleurs arrêté d'écouter l'émission de Jean qui pleure, le jour où j'entendu cette critique (presque mot pour mot) : « Dans cette interprétation, Yehudi Menuhin, fait ce qu'il peut, et il peut peu... ». Que cet incomparable artiste, à la fin de sa vie n'ait pas été au mieux de son talent, cela est fort possible. De là, à proférer une telle critique « incendiaire », voir quasiment insultante, cela a été trop pour moi... Même, si cette expression est galvaudée, je n'hésiterai pas à dire : « la critique est facile, l'art est difficile ».
Que tous ces critiques ne l'oublient pas avant de « torpiller » un interprète universellement reconnu (comme Maria Joao Pires). Ou alors, qu'ils se mettent derrière un piano.
En conclusion, je ne souhaite pas être prisonnier des goûts personnels de M. X. Ou Y., c'est la raison pour laquelle je suis très réticent à m'abonner ou à acheter ce genre de revue...